Japon # 9 : l'ascension du Mont Fuji ...

19 septembre 2012

Bonjour tout le monde !

Nous espérons que depuis le temps que nous vous avons quitté, vous avez réuni toutes vos forces pour affronter la rude journée qui nous attend ! 
Aujourd'hui, chaussez vos plus belles baskets, enfilez vos sacs à dos et prévoyez des vêtements chauds et confortables : nous partons à la conquête du Mont Fuji !!!




Si vous êtes comme nous, à l'heure qu'il est, c'est une excitation palpable et grandissante de minute en minute qui vous envahit !

Eh oui... depuis le temps que nous attendions ça, Guillaume tout particulièrement... 
Depuis le temps que nous en parlons. 
Depuis le temps que nous l'imaginons. 

En réalité, tout cela était presque inconnu à Léonore il y a encore quelques années ; pour Guillaume en revanche, gravir le Mont Fuji et contempler le lever du soleil depuis son sommet, c'était un véritable Rêve, un Rêve avec un grand "R", un Rêve rempli de symboles et de significations...
Et en comprenant l'importance que tout cela représentait pour Guillaume, réaliser cette ascension, et ainsi réaliser le rêve de son amoureux, c'est aussi devenu un peu le rêve de Léonore...
Partir au Japon sans gravir le Mont Fuji, c'était donc absolument impensable !

" Avec son élégante silhouette conique presque parfaite, son sommet enneigé, ses versants réguliers, le mont Fuji se dresse au-dessus des plaines industrialisées, des lacs aux eaux claires, des champs et des forêts, il s'élève au-dessus des villages, des villes et des hommes, comme s'il cherchait à se détacher de la réalité terrestre". 

Ce volcan exceptionnel suscite l'admiration : il culmine à 3776 m, ce qui en fait la plus haute montagne du Japon. Assez proche de la mer, il monte si haut que son sommet se retrouve souvent dans les brumes et les nuages, et ce n'est ainsi que pendant les deux mois d'été que les grimpeurs peuvent atteindre son sommet. Jusqu'à la restauration de l'ère Meiji en 1868, l'ascension était même interdite aux femmes...

Au fil de sa longue histoire, le mont Fuji a été nommé de 16 manières différentes, preuve de son importance dans la vie du Japon.
La naissance de ce grand volcan se perd dans la nuit des temps, remontant à l'ère glaciaire, il y a près de 600 000 ans ; selon les scientifiques, il aurait pris sa forme actuelle il y a 300 000 ans environ et serait entré en éruption 18 fois dans son histoire. La première éruption s'est produite en l'an 864, et la dernière en 1707.
Aujourd'hui, le mont Fuji ressemble à un volcan endormi, mais ce n'est qu'une impression, car le volcan ne serait pas tout à fait éteint... Même si les risques d'éruption apparaissent faibles, ils ne sont pas nuls pour autant, et il reste donc sous surveillance constante !

Le mont Fuji constitue véritablement l’emblème de l'archipel, l'icône du Japon, une image simple et forte qui parle d'elle-même ; pour les japonais, c'est "la montagne" par excellence. Et pour le monde entier, il symbolise le Japon mieux que n'importe quel temple ou sanctuaire...

Fuji-san suscite autant l'admiration que l'effroi ; les japonais vénèrent cette montagne mais la craignent, ils l'aiment mais la redoutent. Et de même que les grecs avaient leur mont Olympe - demeure de Zeus - les japonais ont leur montagne sacrée... Pour les adeptes du shintoïsme par exemple, le sommet du mont serait habité par des kamis, c'est à dire des divinités, qui gouverneraient de là le monde visible et invisible.
Aujourd'hui encore, des groupes de fervents pèlerins entreprennent l'ascension jusqu'au sommet, rappelant aux hordes de touristes (dont nous faisions partie) que ce lieu n'est pas profane. Ils veillent sur le puissant volcan, considérant que les kami ne doivent pas être dérangés par l'agitation humaine ; en juillet-août, ces derniers prennent donc certainement leurs vacances et doivent se retirer momentanément dans les entrailles du volcan pour éviter la cohue des visiteurs...

Encore que, nous sommes presque certains que quelques uns d'entre eux étaient restés là-haut et nous ont tenus l'épaule pendant que nous admirions, émerveillés et émus, l'ampleur du spectacle qui s'étendait devant nous...
Cette force qui nous a poussé à aller toujours plus haut, qui nous a encouragé à nous émouvoir comme jamais, et à nous rendre compte qu'on vivait une chose incroyable ensemble, elle venait forcément des quelques kami qui étaient restés au sommet à nous attendre tous les deux, et qui ont repoussé leurs vacances dans les entrailles du volcan à un autre jour...


Fasciné par ce grand volcan, le peintre Hokusai réalisa en 1831 une série d'estampes appelées "Les 36 Vues du Mont Fuji". Ce chef d’œuvre lui valut une renommée mondiale, et il influença les peintres impressionnistes. L'estampe ci-dessus, la plus belle et la plus célèbre, représente une énorme vague (un tsunami en fait) de couleur bleue sur une mer déchaînée qui semble vouloir avaler le "petit" mont Fuji se dressant dans le fond du paysage. Une estampe admirable qui résume bien la puissance de la nature au Japon : typhons, tsunamis, séismes et éruptions volcaniques font partie de l'histoire de ce pays...

Et maintenant, commençons notre périple, c'est parti !

Nous commencerons notre ascension ce soir, et nous la ferons de nuit, lampes frontales bien accrochées et chaussures bien lacées. La journée qui précède, nous faisons donc en sorte de nous économiser le plus possible, de nous reposer, et de réunir toutes nos forces physiques et mentales ! Nous sommes donc restés en pyjama toute la journée et avons essentiellement bouquiné (oui, Léonore lit dans une position remarquablement étrange, nous avions remarqué!).



Puis vient l'heure du grand départ. Après avoir bataillé pour tout faire rentrer dans nos sacs à dos (plaid, pulls et polaires (oui, il fait 0°C là-haut, le changement avec les 40°C de Tokyo est donc pour le moins très brutal), lampes frontales, pansements, bouteilles d'eau, gâteaux et fruits secs, bandes pour les chevilles (Léonore part avec deux entorses jamais soignées et un genou fraîchement cassé 4 mois auparavant), appareil photos et tout le toutim, nous partons nous acheter nos pique-niques au kombini le plus proche. Et puis nous prenons le métro jusqu'au centre de Tokyo, à Shinjuku, là où nous devrons trouver le car qui nous conduira jusqu'à la cinquième station du mont Fuji. Arrivés à Shinjuku, donc, petite angoisse : impossible de trouver la gare routière. Nous courons un peu partout affolés, voyant l'heure de départ de notre car approcher à grands pas. Mais finalement, tout rentre dans l'ordre et nous nous installons plus ou moins confortablement, avec quelques autres grimpeurs. Cette fois, c'est vraiment parti, pour de vrai !


2 grosses heures de car plus tard, nous voilà arrivés à la cinquième station du mont Fuji. Il y en a 10 en tout et à partir de là, les chemins ne sont plus du tout accessibles aux transports, quels qu'ils soient. Ici, c'est exactement comme dans le centre d'une station de ski ultra-touristique! On peut acheter à manger et à boire, des souvenirs en tout genre, des bâtons de marcheurs, des cartes postales... bref! Nous, nous avons déjà acheté notre pique-nique, alors nous nous installons sur les marches du restaurant, et nous savourons notre dîner en plein air (sandwichs et onigiris), dans la nuit, et en humant l'air si particulier du volcan sacré, sur lequel nous avons déjà posé un pied...






Après notre rapide repas, nous serrons nos baskets et enfilons notre première couche de pulls... puis nous nous mettons en route. Il est 21h. Déjà à cet instant, une certaine émotion s'empare de nous. Être là, commencer cette aventure, se voir faire les premiers pas d'une ascension dont on a rêvé depuis tellement de temps... eh bien c'est assez fou !
Cinq paliers nous séparent du sommet.
Rendez-vous à la sixième station.


Voilà nous y sommes! Arrivés à la sixième station. Le chemin a été relativement facile : large bien que déjà un peu glissant, pas encore extrêmement pentu, et pas trop long. C'est le début, nous ne sommes pas fatigués, nous sommes encore plein de vigueur et de motivation. On s'arrête le temps de reprendre rapidement notre souffle, de boire une gorgée d'eau, et de prendre notre première photo, puis c'est reparti.



Mais sachez-le désormais, il n'y aura plus de photos de notre ascension à proprement parler. L'appareil photo était tout au fond du sac à dos, et très honnêtement, nous étions concentrés sur autre chose que sur les clichés que nous pouvions prendre.
En quittant la sixième station, nous ne le savions pas encore, mais les choses allaient progressivement se gâter...
A la sixième station, Léonore s'est dit : "Ben dis donc, si c'est comme ça jusqu'au sommet, bon ok, ça va être long et on va être fatigués, mais franchement, ça va, c'est à la limite de la promenade de santé ce mont Fuji". Hahaha. Erreur, grave erreur.
Ce n'est bien-sûr pas resté comme ça tout du long...
Déjà au départ de la sixième station, d'un seul coup, le chemin est devenu beaucoup plus étroit, beaucoup plus pentu, les roches volcaniques dispersées un peu partout nous faisaient trébucher et glisser, bref, c'était déjà beaucoup moins rigolo.
Ce que nous ignorions encore, c'est que ce serait de pire en pire jusqu'au bout, avec la fatigue en plus, et l'oxygène en moins.
Ce que nous ignorions également, c'était qu'il n'y avait pas un seul palier par station ! Si bien que quand nous sommes arrivés au refuge suivant, après avoir quitté la sixième station, nous nous sommes bêtement dit : "Yes, la septième station". Non ! C'était en réalité le deuxième palier de la sixième station... Et pour chaque station, il y avait environ trois ou quatre paliers, pourtant tous très éloignés les uns des autres...
* Ce fut pour Léonore le premier objet de découragement intense... Mais comment allait-on pouvoir arriver là-haut à temps, pour le lever du soleil ? Mais comment allait-elle pouvoir arriver là-haut tout court, sans être morte avant ?
Cet échelonnage des stations était réellement frustrant et décourageant. Nous ne nous voyions pas avancer. Et en revanche, les minutes et les heures, elles, passaient très vite, nous laissant continuellement croire que le soleil pointerait le bout de son nez avant que l'on ait fait la moitié du trajet...
* Puis deuxième objet de découragement, voire de panique : plus nous montions, et moins l'oxygène se faisait présent. Difficile de respirer, difficile de reprendre son souffle, légères sensations d'étouffement, difficile de se calmer et de ne pas croire qu'on allait s’asphyxier...
Premières larmes de fatigue, de stress, de découragement... Premier câlin, premiers "mais si on va y arriver, regarde tout ce qu'on a fait déjà"...
* Troisième objet de découragement : l'état du "chemin" qui nous conduisait petit à petit vers le sommet (si tant est que l'on puisse encore à ce stade appeler ça un chemin). La déjà très laborieuse et difficilement accessible voie de randonnée qui était la notre, s'est lentement transformée en suite ininterrompue de rochers à escalader et de passages plus pentus et glissant les uns que les autres.
On ne voit pas à 5 mètres devant soi, on se fie à notre lampe frontale et à ce qu'elle éclaire juste sous nos pieds, on se fait doubler par des gars baraqués mais tout de même essoufflés, on double nous-même beaucoup d'autres personnes moins baraquées mais ayant l'air au bord du gouffre, on se démotive, on se remotive, on se démotive encore, on s'arrête 10 secondes, on repart 5 minutes, on se ré-arrête 10 secondes, on pleure (ça c'est plutôt juste Léonore en fait... haem), on s'endort en marchant, on pleure encore (ça c'est toujours que Léonore... héhéhé), on se dit qu'on est super forts finalement, qu'on tient le bon bout, qu'on y est presque, puis la seconde d'après qu'on y arrivera jamais, qu'il en reste encore trop... Bref !!! Comme vous pouvez le constater, c'est physiquement, nerveusement et "respiratoirement" difficile de ne pas craquer... D'autant que nous sommes pressés par le temps qui passe : il est absolument hors de question d'être arrivés jusque là pour rien, hors de question d'avoir enduré ça pour ne pas voir le lever du soleil. Il faut se dépêcher, en tous cas ne pas perdre de temps. Il faut se gérer soi-même mentalement, puiser dans ses ressources psychologiques pour se pousser à aller jusqu'au bout. C'est une belle et riche expérience, qui nous prouve à nous-même qu'on peut toujours plus, qu'on est toujours capables de se surpasser, et qu'avec de la détermination, on peut toujours réussir à réaliser des choses folles...

Au bout d'un moment, on ne se sent même plus avancer. On ne sait plus quand sera la fin. On est résigné à avancer sans se poser de questions, sans interroger son cerveau sur son état mental. On avance et c'est tout. Malgré tout, on sait que nous ne sommes plus très loin.
Et puis là, comme ça, à trois heures et quelques du matin, alors qu'on ne s'y attendait même plus, alors que nos yeux se fermaient tous seuls et que nos muscles faisaient avancer la machine, nous l'avons d'abord aperçu, et puis nous sommes passés dessous : le tori, celui qui marque l'entrée dans tout lieu sacré, celui qui marquait donc l'arrivée au sommet de Fuji-san...
Guillaume a dit : "Ma chérie, on est arrivés ; je crois que ça y est on est arrivés..."
Léonore a répondu : "On est arrivés? On a réussi? On est au sommet? Oh la la? T'es sûr? Mais y'a personne... C'est pas vrai... On est arrivés? Je crois que je vais pleurer...", et elle a pleuré, et elle ne s'est plus arrêtée de pleurer ! Et Guillaume lui, il avait l'air un peu dans les nuages, immergé dans son rêve, et si ému...
Et voilà, nous sommes arrivés comme ça!

On s'est emmitouflés dans notre plaid, on s'est endormis dans ce froid si glacial et si saisissant, en ouvrant les yeux le plus souvent possible pour être certains de ne rien rater, pour être certains que le soleil n'allait pas nous jouer de mauvais tour.
Les autres grimpeurs ont commencé à arriver, de plus en plus. La plateforme, au sommet de ce volcan sacré, s'est remplie petit à petit. On a sorti l'appareil photos, on a pris des photos sans trop savoir comment, tellement nos doigts n'arrivaient plus à bouger, comme des glaçons...
Et on a observé le ciel changer de couleurs tout doucement, la vie sous nous, sous nos pieds, reprendre le pas sur la nuit, la lune continuer à veiller sur nous, le soleil pointer le bout de son nez.
On a crié "Banzai" avec tous les japonais quand le soleil était là et qu'il a réchauffé nos cœurs et nos regards. On a pleuré encore.
Et on a admiré le spectacle que la nature nous offrait : les couleurs du ciel, la mer de nuages qui nous séparait du monde terrestre, le soleil qui nous faisait face et nous éblouissait, comme un dieu... C'était magique et nous n'en revenions plus d'être là. Mais on y était.
Alors on s'est dit que whaouh, on en aura fait des belles choses tous les deux...
Et voilà...
C'était le Rêve avec un grand "R", c'était le mont Fuji...







Les couleurs du ciel, ce dégradé impressionnant, nous faisant croire qu'on se trouvait devant un tableau irréel, la lune qui restait là, en attendant que le soleil ne la remplace...


Le ciel changeait de couleurs à une vitesse hallucinante, même si cela transparaît forcément moins bien à travers nos photos...



Il est là, le soleil que tout le monde attend, il a commencé à se montrer. On est venus pour lui, et tout le monde commence à balbutier, à montrer du doigt, à photographier. Ce n'est pas pour rien qu'on appelle le Japon "le pays du soleil levant"...






Les grimpeurs qui partent admirer le cratère...







Voilà...
Nous le savons, ce ne sont que des photos, et elles reflètent forcément mal ce que nous avons eu la chance de voir pour de vrai, et ne laissent pas de place pour les émotions qui nous transcendaient à ce moment là...
Nous espérons malgré tout que cela vous aura donné un vague aperçu de l'une des plus belles expériences qui nous aura été donnée de faire jusque là...

Maintenant que le soleil est debout, que nous nous sommes reposés un petit peu, que nous avons bu et mangé pour nous requinquer, que nous avons ramassé des morceaux de roche volcanique et les avons soigneusement empaqueté et fourré dans notre sac, et que nous avons pris toutes les photos que nous voulions, eh bien GO, amorçons la descente !
Car oui, on ne pense pas à ce côté des réjouissances ! Mais une fois qu'on est bien crevés et qu'on est arrivés tout en haut... ben faut redescendre ! Et contrairement à ce que l'on pourrait penser, c'est loin d'être une partie de plaisir...
Bien sûr, les difficultés ne sont pas les mêmes : notre corps s'est habitué à l'altitude et au manque d'oxygène, alors on respire à nouveau sans trop de soucis, il n'y a plus ce problème d'endurance et de respiration comme lors de la montée ; en revanche, nous avons 6h30 de grimpette intense dans les pattes, cela fait 24 h que nous n'avons pas dormi, les émotions ont été décuplées et nous ont totalement vidés, et bien évidemment, la descente est bien plus épuisante pour les articulations des jambes... Il faut se concentrer à chaque pas pour ne pas glisser sur la caillasse (pour les détails croustillants, sachez que nous avons passé toute la descente à se tenir la main et à se rattraper l'un l'autre toutes les 15 secondes environ... c'est même un miracle qu'aucun de nous deux ne se soit fait d'entorse!), rester éveillé et lutter pour ne pas succomber au sommeil qui nous rattrape, et surtout, surtout, c'est looooong ! Nous ne pensions pas que la descente serait si longue : 4h30 environ. 
Lorsque nous sommes arrivés sur les chemins plats, nous ne sentions plus nos jambes. Il est même difficile de dire si c'étaient elles qui nous portaient, ou nous qui les forcions à suivre le reste de notre corps...
Et puis bien sûr, à un moment donné, nous sommes arrivés à la cinquième station. Retour à la case départ. 
Quelle sensation ! Tout se mélange : on est heureux d'avoir fini, mais on est tristes de se dire que ça y est, le mont Fuji, c'est fini, c'est fait...
Alors on s'occupe en attendant l'heure à laquelle notre car arrivera pour nous ramener à Tokyo : on s'assoit par terre, on défait chaussures, chaussettes, straps, on laisse vivre nos petits petons l'espace de quelques secondes, et puis on fait des étirements, pour éviter les futures courbatures ! 
On boit un coca, on regarde les photos.
Et on dort... (enfin surtout Guillaume, haha). 

Et puis cette fois c'est l'heure. Le car est arrivé, tous les passagers s'installent confortablement, abaissent leurs dossiers, et nous tombons tous autant que nous sommes comme des mouches ! 
C'est l'odeur de la fierté, de l'accompli, de la victoire et de la fatigue intense que nous sentons dans ce car... Le mont Fuji, c'est fini, mais nous savons tous à ce moment là que nous avons vécu les mêmes joies et les mêmes difficultés. Nous ne nous connaissons pas mais pour toujours, nous aurons cette expérience en commun...


Le fameux tori qui marque l'arrivée au sommet du mont Fuji... A l'heure où nous redescendons, de nombreux grimpeurs ne sont toujours pas arrivés au sommet. Nous croisons beaucoup de gens qui finissent leur ascension, et on se dit du coup que nous faisions partie des privilégiés qui ont eu la chance d'admirer le lever du soleil depuis le haut haut haut du volcan...



Petite pause au milieu de la descente...


Retour à la cinquième station...


Guillaume, qui a une bonne ascension dans les pattes, et qui en plus, a eu la lourde tâche d'encourager Léonore du mieux qu'il pouvait pendant toute la montée, s'endort aussitôt qu'il a posé les fesses par terre...


Le "V" de la victoire !

Léonore ne dort pas, mais comme vous pouvez le constater, elle n'est pas plus fraîche pour autant !



Et pour finir en beauté, un petit panorama...




Merci à tous ceux qui seront arrivés jusqu'au bout de ce long article.
Merci à tous ceux qui nous ont poussé à créer cet espace, et qui nous permettent du coup de revivre des moments magiques de notre voyage et de notre vie.
Merci d'être si nombreux à consulter ce blog chaque jour... C'est impressionnant pour nous.
Et voilà... 
L'article que l'on attendait le plus est passé :)



 [...] 

" D'après une légende japonaise, "il faut être sage pour monter le Mont Fuji une fois, il faut être fou pour le monter deux fois"...
Depuis quelques heures, ça y est, c'est fait, nous pouvons le dire: nous sommes montés jusqu'au sommet du majestueux Fuji Yama en pleine nuit.
Et de là, enrubannés dans nos multiples polaires et notre plaid, sous ce froid glacial, nous avons attendu l'aurore et avons
contemplé le lever du Soleil depuis le toit du pays du soleil levant, une mer de nuages s'étendant devant nos yeux émerveillés...
On en a bavé, c'était vraiment très difficile aussi bien physiquement que mentalement (encore plus pour moi!), j'ai pleuré sans plus pouvoir m'arrêter en arrivant au sommet (heureuse d'avoir réussi, grosse fatigue, émotion d'être Là, tous les deux...), mais être là-haut, et avoir la chance d'assister à ce si beau spectacle naturel, ça n'a réellement pas de prix, c'est prodigieux...
Et désormais, sur ma "Liste des choses à faire impérativement dans une vie", à côté du petit tiret "-Gravir le Mont Fuji", je peux fièrement inscrire : CHECK ! "
Léonore, le 17-07, à Tokyo.

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