Bali // Nusa Lembongan - jour 1

10 septembre 2016




 Eh bien nous y voilà!
C'est non sans émotion, je peux vous le dire, que je commence cette série d'articles sur notre voyage à Bali, du 18 juillet au 4 août dernier!
Non sans émotions parce que voyez-vous, je ne réalise toujours pas que j'ai fait un voyage dans ce pays fou, ni même que j'en suis revenue! Tout est passé tellement vite, évidemment! 
Et puis Bali, ces deux syllabes... dites-le vous, pour voir... Ba... li...
Elles ont toujours sonné de façon si exotique, presque irréelle à mes oreilles! Je ne pensais à Bali que comme à une destination ne pouvant exister que dans les livres, les films, les rêves, les photos des grands reporters... Bali, ça sonne un peu comme toutes ces destinations fantasmagoriques dans lesquelles on n'imagine pas une seconde qu'on ira un jour!
Bali. Ushuaïa. Cuzco. 
Vous voyez ce que je veux dire? 
Des noms qu'on a toujours entendu, qui sont presque tombés dans l'inconscient collectif.
Pour autant, on peine à se les imaginer réels sur notre planète, à seulement quelques heures de voyage de notre canapé!
Et bien pourtant, voilà. Bali, c'est fini. J'y étais, pour de vrai. 

Alors comme je l'avais fait à notre retour du Japon, à partir d'aujourd'hui, je vais tâcher de vous embarquer régulièrement avec moi, pour revivre nos pérégrinations balinaises!
Ça va nous occuper un moment, et c'est tant mieux, ça nous aidera à passer le cap de l'automne et de l'hiver.

Dessin issu de mon carnet de voyage, histoire que vous voyiez un peu où se situent Denpasar, Sanur et Nusa Lembongan. Clique sur l'image, et sur toutes les photos en général pour les voir en grand.

Après une escale d'une soirée/nuit/journée à Singapour (où je vous emmènerai à l'occasion), nous voilà atterris à l'aéroport de Denpasar-Bali aux alentours de minuit. 
Un chauffeur vient nous récupérer et nous conduire à l'hôtel que nous avons réservé à Sanur.
Une bonne nuit de sommeil et un premier petit déjeuner typique plus tard, nous voilà sur la plage de Sanur, équipés de nos gros sacs à dos et de nos cinq sens en ébullition, pour embarquer à bord d'un fast-boat qui nous emmènera jusqu'à Nusa Lembongan, une île au sud est de Bali.


Et alors là les gars, je peux vous dire que c'est déjà l'aventure: direct dans le bain et dans le folklore balinais!
Nous n'avons pas encore nos billets (nous avons lu sur internet qu'ils étaient bien meilleur marché si on les achetait sur place, d'autant que le marchandage est de mise à Bali), et aussitôt nos orteils posés sur le sable, évidemment, un monsieur se rue sur nous pour nous en proposer!
Pas encore vraiment aguerris avec les techniques de vente locales, nous pesons le pour et le contre rapidement, de quelques coups d’œil furtifs l'un vers l'autre, nous renseignons un petit peu sur la compagnie, et décidons que de toutes façons, "on ne va pas y passer la nuit hein, va bien falloir qu'on finisse par y aller sur cette île"!
Alors le monsieur crie quelque chose en indonésien et un autre monsieur rapplique, sorti de nulle part, dans un short délavé et un tee-shirt mouillé, pieds nus, et sensé nous guider jusqu'au fameux bateau un peu plus loin. On le suit, sacs sur le dos et léger stress au cœur me concernant! Sur le trajet, il arrête un passant et lui demande ses tongs: l'autre les retire et les lui donne sans broncher, aussi simplement que s'il lui avait demandé un stylo ou un briquet, et se retrouve à son tour pieds nus! 
Pas plus compliqué que ça!
Croyez-moi, le marché de la tong à Bali a de l'avenir!
On en voit partout par terre, à l'abandon, et vraisemblablement, l'objet n'a rien de personnel et de possessif!
Première petite rigolade!
Puis nous arrivons à la baraque devant notre fast-boat et là... je commence à me dire que ces gens sont sérieusement atteints!!! Un bordel noir (pardonnez-moi l'expression mais c'est le terme le plus approprié à la situation, vraiment): ça grouille de partout, la mer semble relativement déchaînée, une bande de trois-quatre monsieurs encore jamais aperçus et non identifiés écrit nos noms, le nombre de nos sacs et notre date de retour sur un bout de papier chiffonné qu'on nous arrache et nous demande de conserver ; puis les valises, sacs et barriques de pétrole sont balancés de mains en mains, voltigeant au-dessus des vagues, et chargés sur le toit du bateau qui a du mal à tenir en place sur le sable ; on défait nos chaussures et les glisse dans une grosse caisse, en vrac sur la plage, au milieu de la cinquantaine d'autres paires inconnues, on remonte les pantalons, on attrape les mains tendues et hop, nous voilà propulsés dans notre nouveau moyen de locomotion...
On part, ça tangue beaucoup, vraiment beaucoup, ça va vite, vraiment vite, ça sent le pétrole, vraiment fort, j'ai mal au cœur, vraiment mal, et je suis pressée d'arriver, vraiment pressée!
Pour autant, nous sommes tout excités, impatients et heureux (et paniqués)!
L'arrivée est tout aussi folklorique: on descend du bateau les jambes dans l'eau, en essayant de ne pas nous faire renverser par les vagues, et par la même occasion de noyer nos sacs à mains, portefeuilles et appareils photos, puis on part à la recherche de nos chaussures éparpillées sur une nouvelle plage ; on récupère nos sacs de baroudeurs en criant "c'est à moi c'est à moi", et on se fait embarquer dans une espèce de van/camionnette avec d'autres touristes, et déposer devant notre hôtel - on ne sait encore par quel miracle scientifique insondable - après avoir croisé poules, scooters, flaques d'eau, routes défoncées et autres joyeusetés!
Alors? C'est pas du folklore balinais ça mes p'tits gars? 





***
Après avoir investi notre hutte et déjà pris quelques photos de la piscine, nous partons pour la plage, à approximativement deux minutes de là, et nous attablons pieds dans le sable pour un deuxième petit déjeuner (oui oh ça va, arrête de faire cette tête dépitée, petitun c'est les vacances et petideux, c'était que des fruits exotiques alors hein!), devant une mer très agitée!
Un petit avant-goût du paradis... rien que ça!



***
Puis repus, nous rentrons à notre hôtel en visitant les alentours et goûtant déjà à la ruralité locale. C'est certain, nous sommes dépaysés!
Les routes sont microscopiques et surchargées. Des familles entières voyagent sur le même scooter. La culture hindouiste est partout. Les poules se baladent aussi librement que nous sur le bas côté. Les gens klaxonnent beaucoup pour signaler leur présence, ou signifier "je passe, t'es gentil de te pousser merci au revoir". Détail important: ils roulent à gauche. Les habitations et commerces locaux sont plus que sommaires. Bref. Je passe beaucoup de détails mais nous sommes ébahis par tout ce qui nous entoure! 
A la réception, notre hôte (probablement le balinais le plus gentil qu'il nous ait été donné de rencontrer durant notre séjour) évince notre idée de louer des vélos et nous conseille plutôt un scooter... L'association jamais conduit de scooter/conduite à gauche/règles de circulation anarchiques nous effraie un peu mais nous acceptons, comprenant rapidement que de toutes façons, ici, ni vélos ni voitures ne se rencontreront! 
Nous voilà partis à deux sur Scoopy en direction de la mangrove, au nord de l'île!
Deuxième moment folklorique de la journée: c'est Guillaume qui conduit, je suis à l'arrière, nous n'avons de casque ni l'un ni l'autre et ne sommes du coup franchement pas rassurés! Nous avons du mal à trouver notre équilibre, tous les autres scooters de l'île nous dépassent par vagues, et nous sommes à deux doigts de nous empaler régulièrement sur tous les obstacles apparents, sous les regards et les rires amusés des insulaires! 
Après une dernière portion de route chaotique (si tant est que l'on puisse encore à ce stade appeler ça une route), secoués comme des pruniers et crispés comme pas deux, nous finissons par arriver!
Nous déjeunons dans un warung (un tout petit commerce familial typique et local, à Bali) le long de la mangrove, un poisson d'un rare délice, accompagné d'épices de toutes sortes et de riz!
Puis nous finirons notre périple par une balade en barque dans la mangrove, accompagnés d'un guide ravi que je le photographie, nous faisant avancer à l'aide d'un grand bâton de bambou!
Petite claque dans ma face! La mangrove, y'a pas à dire: ça a d'la gueule!



***
Faut quand même que je vous raconte l'anecdote la plus rigolote de la journée!!!
Sur la route de retour à l'hôtel, nous sommes tellement peu tranquilles à l'idée de rouler sans casques sur ces routes si acrobatiques que nous nous faisons dépasser par... un joggeur!!! Véridique!
On a vraiment bien ri à ce moment-là!

Mais je suis sûre que vous vous demandez encore à quoi ressemblait notre hôtel?
Eh bien il s'agissait d'un ensemble de petites huttes privatives, toutes dispersées dans un jardin jonché de plantes tropicales, autour d'une piscine magnifique...
Oui, c'est vrai... ça faisait rêver!!! 
D'ailleurs, là, au moment où je vous raconte tout ça, j'y retournerais bien voyez!
Nous avons eu la chance de vouloir piquer une tête au moment où la piscine était déserte, en tout début de soirée... ce moment était si délicieux!


Voilà pour aujourd'hui!
J'espère que cette première escapade balinaise vous a plus et que vous m'accompagnerez pour toutes les suivantes?
Je vous retrouve très vite pour notre deuxième journée à Nusa Lembongan... et croyez-moi, celle-là, elle envoie du pâté secos!!!
Je vous embrasse et vous dis à très bientôt pour de nouvelles pérégrinations!

P.S: si tu n'as pas encore vu le film de notre voyage à Bali, clique ICI


9 commentaires

  1. J'adore ........... Ton style, tes photos .... et le folklore balinais !!!!!
    Alors, c'est sûr, je lirai la suite ! D'ailleurs je l'attends déjà avec impatience !!!!
    Biousssssssssssssss

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    1. Merciiii Tatiiiie: fan number one!!!
      Bisouuuuuus

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  2. Aie aie aie. Mais vous êtes fous ? Trop de stress cette traversée. Toujours aussi chouette de te lire Léo. Et votre film est sublime comme tous les autres. Bisous

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  3. Aie aie aie. Mais vous êtes fous ? Trop de stress cette traversée. Toujours aussi chouette de te lire Léo. Et votre film est sublime comme tous les autres. Bisous

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    1. Oui ça doit être ça, on doit être un peu fous!!! Cela étant personnellement ma folie a des limites: j'ai renoncé à une deuxième traversée pour des îles plus lointaines... ^^
      Merci beaucoup pour les retours si positifs qui me font tres plaisir! Je continue je continue :) Bisous

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  4. Génial, contente de retrouver tes articles par ici :)
    La traversée avait l'air effectivement chaotique !
    Je me demandais du coup si tous les gens là bas parlent anglais ?

    Bisous !

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    1. Et encore: je te raconterai la crise de panique concernant une hypothétique deuxième traversée qui m'a tellement terrorisée que je ne l'ai pas faite... Haem!!! ^^
      Pour répondre à ta question, non, tout le monde ne parle pas anglais du tout! Héhé. Dans les restaus ou hôtels, ca baragouine et on se comprend, mais sinon dans la rue, c'est un peu chaud patate! ;)
      Bisous mon Boubou et heureuse de voir que tu viens toujours me laisser un petit mot chouchou par ici! Je te nem!

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  5. Dépaysement, paradis... ça se mérite... la preuve... Mais aussi quand on est maman, il y a des choses qu'il vaut mieux savoir après...
    Magnifique reportage, toujours... Gros bisous

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    1. Héhé! Mais non Moumoune, jusque là tout est tres soft ;)
      Le pire, tu l'as vécu en live!!!
      Gros bisous Mamounette <3

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